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J’aurais préféré avoir le LP entre les mains pour faire cette chronique, d’abord parce que c’est toujours plus chouette d’écouter un vinyle qu’un mp3 et aussi parce que la pochette mérite vraiment qu’on s’attarde dessus, parce qu’elle renferme une super illusion d’optique ! A première vue on dirait une main, mais en fait non, c’est un chat qui saute (d’ailleurs, j’ai l’impression que les chats s’incrustent de plus en plus dans la scène punk rock, mais ça, c’est une autre histoire mes chatons..)

Bref, venons en au plus important, Betterment c’est le deuxième album des anglais de CAVES, le premier étant déjà très très bon, le genre de truc qui t’accroche dès la première écoute et qui reste en tête un petit moment.  Celui-ci reste dans la même lignée que son grand frère, un son brut, un peu cracra (mais le genre cracra cool), une voix féminine assez singulière, un rythme plutôt rapide et des paroles qui restent en tête (mention spéciale à la première chanson « I don’t care I don’t care » (go fuck yourself)).

L’album est assez court (26 minutes) mais les chansons s’enchainent vraiment bien et forment un ensemble assez bien foutu. D’ailleurs c’est un autre avantage de l’écoute sur LP car les morceaux de fin de Face A (Betterment, une chanson en acoustique très calme) et de début de Face B (Run, plutôt rapide) passent vraiment bien en tant que tels.

Tout ca pour dire que cet album est certainement un de mes coups de cœur de cet été, je l’écoute pas mal et j’ai plutôt hâte d’écouter ça en live en septembre !

L’album est en écoute, et en téléchargement sur leur Bandcamp 


 
 
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Le premier morceau de ce disque, "story of my scene" était le seul morceau que je connaissais de ce groupe, burning lady,avant de recevoir l'album.
 Un clip avait été réalisé sur cette chanson vachement bien foutue .
Quand j'ai écouté l'intégralité du CD j'ai encore réalisé que je m'étais privé d'un groupe super bon pendant beaucoup trop de temps.


En effet la galette déborde d'éléments qui me font sourire :
Une musique rapide, une voix féminine maitrisée, des compositions travaillées et un final plus qu'efficace.

Toutes les chansons sonnent comme des tubes à chanter le poing levé en dandinant son surplus de graisse.
Oui oui, vous allez peut être penser que j'exagère, mais allez y, procurez vous ce disque puis écoutez "story of my scene", "one more for tolerance", "Girls with sunglasses" (je déteste le ska d'habitude, pas là),Never forget...
Je vais m'arrêter là, juste parce que ça serait trop simple pour moi, mais essayez de faire ce que je viens de dire, et osez me dire que j'ai tort par la suite !
Je pense sincèrement que "until the walls fall" pourrait plaire à une très grande majorité des amateurs de punk rock.


Les morceaux changent souvent de registre :
le morceau ska que j'ai cité quelques lignes plus haut, "Oleti" est ses passages plus posés, "El verano de Rekalde" et ses paroles en espagnol,"Loose women" qui nous embarque avec ses airs plus pop et une guitare diabolique...

On arrive rapidement à la fin du disque qui se termine sur la chanson acoustique "Wasted time", qui nous prouve encore une fois que Burning lady arrive à maitriser quelque chose de différent.
Pour conclure voilà là un très bon album de "STREET punk" qu'il faut vite se procurer.
Bien ficelé du début à la fin, celui ci a peu de chances de vous déplaire.



Pour écouter deux extraits de l'album : http://burninglady.bandcamp.com/
Pour se le procurer :http://burninglady.bigcartel.com/products


                                                                      Publié par Arnaud

 
 
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Ghost on Tape - Occulted times (Les disques de géraldine, des ciseaux et une photocopieuse)

Chapeau !
Voilà le premier mot qui est sorti de ma bouche quand mes yeux et mes mains ont explorés avec passion ce bel objet.
Le tout rend complétement DIY et bien soigné, avec un artwork à la hauteur des morceaux à l'intérieur .
Que des compliments dès le premier coup d'oeil, et rebelote dès la première oreille tendue.


Dans cet album on retrouve à peu près tous les éléments d'un bon disque de punk-rock :
Des mélodies et des choeurs efficaces sur le tout premier morceau "On this silent screen", le mid tempo qu'on adore tous sur l'excellente chanson " "In a black box", et les refrains bien popisé pour donner un air de tubes aux chansons comme "The final blackout"et "No words".

Les chansons s’enchaînent et le rythme est maintenu avec les mêmes recettes tout au long du disque sans m'ennuyer pour autant. Ce trio toulousain nous offre du pop punk et le résultat est brillant. 
Le tout est rempli d'émotions et les paroles sont vraiment bien écrites ( enfin, de ce que j'arrive à comprendre du moins, where is bryan, bryan is in the kitchen you know...)

Je n'arrive pas à trouver de point négatif à ce disque,si ce n'est le fait que je me suis répété tout au long du disque "Mais bordel, cette voix me fait penser à un autre groupe... MAIS QUI ? 
De plus le dernier morceau est vraiment mon préféré, alors je ne peux que vous dire que ça finit vraiment en beauté et qu'on ai obligé de dire du bien de ces 12 morceaux !


Voues pouvez écouter l'album ici : http://ghostontape.bandcamp.com/
Et le commander là : http://ghostontape.bigcartel.com/

                                                                                                            Publié par Arnaud




 
 
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Demande à doctissimo - MAXIMISE RECORDS


Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas un adepte du purisme musical, j'écoute donc différents genres musicaux, dont du punk rock. J'ai écouté « Demande à Doctissimo » de Rien à Foutre, que j'ai acheté pour l'avoir, et pour soutenir la scène punk. J'y ai trouvé du groove, ce petit plus qui provoque le plaisir d'écouter de la musique. C'est un terme plus approprié au jazz, ou au funk, mais c'est aussi un signe de qualité qui peut s'approprier au punk. Vous voyez ce truc qui vous fait secouer la tête de haut en bas ou partir loin en air guitar?

« Avec moi t'espère juste multiplier ton salaire ! » N'allez pas croire par là que Rien à Foutre fait du punk sucré, voire de la pop, il faut écouter pour s'en rendre compte. C'est bien du punk rock, c'est bien pêchu, ça va vite. J'ai des souvenirs de skate rock sur des vidéos de skate assez anciennes, quand le skate rock était encore en plein essor, j'ai failli prendre ma planche.   


« J'en ai rien à foutre », ça fait tellement de bien de se le dire parfois, alors imaginez vous l'entendre chanter, vous aurez le plaisir d'envoyer se faire foutre toutes vos emmerdes au moins pendant une bonne minute. C'est un peu comme essuyer son crâne sur son paillasson, pour ceux qui connaissent.. 


Une fois soulagé, vous pouvez commencer à sauter dans tous les sens. 
Vous apprécierez la petite surprise, life style .. Je n'en dis pas plus.  


Lien pour écouter le disque en entier : http://rienafoutre.bandcamp.com/album/demande-doctissimo

                                                                   Publié par Guillaume


 
 
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J'ai pu interviewer Ken, du groupe « Personne », à la fin du concert dont vous avez pu lire le live report. C'est avec humour qu'il a répondu à mes questions. Interview du 19 avril 2013

C'est toi la tête pensante du groupe ?
C'est moi le dictateur du groupe, c'est moi qui donne les ordres, pour que ça se passe bien, en bonne et due forme, tu vois, en bonnet difforme ..

En tout cas j'ai remarqué que la recette est pas mal, vous êtes bien réglés, vous jouez bien ensemble.
Avec Thomas on jouait déjà ensemble avec Fart air tone, et avec Julien on jouait dans un groupe de Chartres, que tu as dû connaître à Dreux ..
Non .. 
Ben voilà .. Et  mon expérience dans Guérilla a fait que je sais comment ça se goupille. J'ai joué dans Guérilla Poubelle de fin 2008 à août 2012. Il y a eu une bonne grosse année de rien foutage, parce qu'Alex a eu sa gamine, donc ça a stabilisé les membres du groupe.

C'est toi qui écrit, qui compose ?
J'écris, je compose, on apporte chacun des idées, il y a des riffs que Thomas apporte aux répétitions, nous on brode dessus, ce qui fait des morceaux super instantanés, qui marchent super bien, comme par exemple pour notre premier skeud, le morceau Vegan Straight Edge n'était pas prévu. Genre 3 ou 4 jours avant l'enregistrement j'ai composé la chanson, je l'ai écrite, je l'ai faite écouter aux gars, ils l'ont apprise, et on l'a enregistrée. Des fois ça se joue vraiment sur un riff, des mélodies, sur des paroles, tu balances le truc, et voilà. J'apporte les bouts en répétition et on voit ensemble. Chacun apporte sa sauce. Julien c'est monsieur break, il met des breaks partout. Chacun apporte ses influences, moi j'adore ce qui est mélodique, dès qu'il y a moyen de caler des choeurs dans tous les sens j'y vais. Un peu comme NOFX, une de nos influences.


Vous êtes originaires d'où ?
De st germain en laye, donc paye tes punks de St germain .. Mais la pointe du fer de lance du groupe vient du fait qu'ils viennent de St Germain en Laye ..

Etes vous un groupe engagé ?
Ken : on n'est pas engagés politiquement comme d'autres groupes. On n'est pas vraiment crédibles en terme de punk, on vient de St Germain en Laye, on aime bien prendre des douches et tout .. On se ballade sur les routes, on jour de la musique dans l'idée que t'as des vrais punks qui viennent a tes concerts, pour te dire que t'es un faux punk. Nous on va dans leur sens et on dit oui .. On s'en branle en fait. Par exemple on a fait la première partie des ramoneurs de menhirs, et on a joué : « J'ai jamais pu blairer les Béruriers Noirs » et ça s'est bien passé. On n'a pas pris de bouteilles, mais avec cette chanson, un mec est venu le voir une fois, et lui a dit : « t'as de la chance qu'il y avait la bonne foule ce soir sinon .. couic !  Il y a une salle a Nice qui s'appelle le volume, qui est entrain de fermer a cause d'embrouilles administratives, et tu vois c'est nul parce qu'ils sont dans la merde, nous on joue et on vient nous dire qu'on n'est pas des vrais punks. Nous on soutient la salle, à chaque fois qu'on y est allés on a été reçu royalement, c'était vraiment trop cool et vraiment trop court à chaque fois, et on fait vivre le lieu. C'est comme les Vegan straight edge, des fois les mecs imposent leur point de vue, c'est à un point qu'ils ont des communautés. A l'époque ou j'ai écrit cette chanson, je travaillais dans un entreprise qui faisait des cosmétiques vegan. Et on a joué cette chansons dans cete entreprise, devant des Vegan. Comme dirait Dieudonné, c'est une quenelle mais alors .. Jusqu'au coude quoi ! 

A chaque fois qu'on joue « Vegan », ou « Je ne suis pas un punk » ou « Fall Out Trois est une merde », on présente la chanson, pour bien dire aux gens on dit qu'il y a des vegans cools, d'autres qui imposent leur point de vue et c'est cette minorité qui détruit la crédibilité de tout le groupe. Tu parles de vegan à n'importe qui, on te dit « Ah ouais, ils sont relous ». Alors que non, c'est des mecs qui font des trucs correctement. Ca rejoint le mariage homosexuel, ou c'est des mecs qui veulent imposer leur point de vue, alors que arrête quoi .. on n'est pas engagés, on est sympas, des gens ne nous aiment pas, mais nous on s'en branle, non pas des gens dans le sens péjoratif, mais on s'en branle des mecs qui disent «  eh ouais, moi je ne mange pas de viande, et mon cul sur la commode ! »


Quel est ton meilleur concert en tant que fan ?
NOFX an bataclan. On était au balcon. Au bout de quatre chansons, le mec dit oui, la chanson va être longue donc pour ceux qui ne sont pas contents, ils peuvent aller manger des chips. Les mecs ne sont pas venus depuis six ans, et ils se fendent la gueule. Ca c'était un bon concert !

Tout ce truc de punk ou pas punk on s'en branle. On se bouge, on joue dans des rades .. On n'est pas des punks parce qu'on n'a pas choisi de vivre en autarcie, en marge de la société. ça a l'air attirant comme milieu, mais au final je ne suis pas très motivé. On fait ça pour rencontrer des mecs comme Arthur Chowca', jouer avec Lisa A Peur, 13 Diesel qui chantent aux fraises .. Et en exclu pour ton webzine, Lisa A Peur va jouer deux semaines de tournées avec Guérilla Poubelle en juillet.

      Interview par GUILLAUME






































 
 
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Voilà l'interview de Mikey erg réalisé par mail le mercredi 1er Mai 2013 !!

1 - Peux tu te présenter ?
Je m'appelle Mikey Erg. Je joue de la batterie dans des groupes comme The Ergs, The Unlovables, The Slow Death, Off With Their Heads, Star Fucking Hipster et un million d'autres.

2 - Tu reviens juste d'une tournée Européenne, en solo et avec les dopamines. C'était comment ?
C'était Incroyable. ça doit être une des meilleures tournées que j'ai pu faire. J'ai vu beaucoup de vieux amis et m'en suis fait beaucoup de nouveaux.

3 - Est ce que tu aimes la France ? ( le public, les salles...) Tes concerts étaient comment à Hazebrouck ?
J'adore la france. A chaque fois que j'y suis allé c'était génial.
 Le concert à Hazebrouck était fou, un des concerts où j'ai eu le plus chaud depuis le début de ma carrière. C'était assez incroyable de jouer solo en face du bar entier et de devoir courir jusque l'autre scène pour jouer un concert rempli et complètement fou avec les Dopamines

4 - Qu'est ce que tu penses des groupes Français ? Est ce que tu écoutes ces groupes ?
J'ai jamais écouté beaucoup de musique Francaise. 
Y'a tellement de groupes que c'est difficile de tout écouter. Mais j'aime beaucoup le premier album de Jordy !


5 -Tu joues tout seul, mais aussi dans beaucoup d'autres groupes, peux tu nous parler d'eux ?
En ce moment, en plus de jouer solo je joue dans House Boat. On va commencer à travailler sur notre troisième album bientôt. Je joue dans deux nouveaux groupes; Now People et Pale Angels, avec chacun un album enregistré et prêt à sortir. Je viens également de commencer à jouer dans un groupe qui s'appelle Pity Party in New York, avec qui on a enregistré un album aussi.


6 -Comment tu trouves le temps pour tous ces projets ? Est ce que tu es tout le temps occupé ?
Je suis assez occupé mais j'aime bien ça. Je bouge tout le temps, et je joue de la musique tout le temps, j'ai de la chance de pouvoir faire ça.

7 - Est ce que faire de la musique est devenu ton boulot ?
Je ne fais rien d'autre que de la musique en ce moment. Je ne gagne pas grand chose, mais j''ai réussi à gagner de quoi manger pour quelques temps.

8 - Est ce qu'on te reconnait souvent quand tu marches dans la rue ?

Pratiquement jamais, on me reconnait quand je sors d'un concert mais pas dans la rue.

9 - Comment tu te sens quand tu vois que les gens sont fous de toi et de ta musique ?
J'adore ça, et c'est la raison pour laquelle je le fais. Il n'y a rien de meilleur que de jouer ta musique en face d'un groupe de gens qui passent un bon moment et chantent tes chansons.

10 - Est ce que tu préfères jouer en studio ou en concert ?
Je pense que je préfère jouer en live parce qu'on a un retour du public. Jouer en studio c'est assez stressant, parce que tu joues pour créer quelque chose qui va représenter tes chansons pour toujours, et c'est beaucoup de pression de faire les choses parfaitement.

11 - Quel est ton meilleur souvenir de concert ?
Y'en a des tonnes, mais y'en a un en particulier. Je jouais avec The Ergs  àPuerto Rico. On est entrés sur scène et il y'avait seulement quelques personnes. On ne savait pas trop à quoi s'attendre mais dès que nous avons commencé a jouer, tout le monde s'est précipité vers la scène pour se rapprocher. On a joué tout le concert entouré par des Porto Ricains complètement fous de notre musique. C'était génial.

12 - Un album solo sortira un jour ?
Oui, je sus en train de réunir les chansons mais c'est assez lent vu que je suis pas mal occupé mais, ça arrivera bientôt.

13 - Quels sont tes projets pour cette année ?
Comme je l'ai dit tout a l'heure, les disques de Now People, Pale Angels et Pity Party Records. Le truc solo j'espère. J'ai quelques 7 pouces solo qui vont surement sortir cette année aussi. Je suis aussi en train de faire un enregistrement avec Lauren de The Measure, qui j'espère verra le jour cette année également. 

14 - Comment as tu réagis quand tu as vu pour la première fois ce tumblr ? http://mikeyergiseverywhere.tumblr.com/

J'ai trouvé ça super drôle ! Quelques photos semblent vraiment réelles !

15- Une pétition avait été faite par des fans pour que tu sois le nouveau batteur d' Against me!
Aurais tu apprécier jouer dans ce groupe ?
J'adorerais, c'est un de mes groupes préférés  J'ai joué avec Laura pendant quelques heures il y a peu et c'était une des expériences les plus cools de toute ma vie.

16 - Pour finir, peux tu nous faire un top 5 de tes albums préférés ?
C'est toujours assez compliqué, mais le top 5 qui me vient en tête serait quelque chose comme ça :
1 The Beatles - White Album
2 XTC - English Settlement
3 Harry Nilsson - Aerial Ballet
4 Elvis Costello - Get Happy
5 The Zombies - Odessey & Oracle


Publié par Arnaud, interview par arnaud et camille, traduit par camille.





 
 
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Bienvenue au Maltais à Chartres, ce soir c'est Stick-7, Lisa A Peur, Personne, et 13 Diesel.

21h pétantes, les tourangeaux de Stick-7 sont sur le point d'arriver. Ils auront un petit quart d'heure de retard dû à problème sur la route. Le temps que tout le monde s'installe, la température peut commencer à monter, la bière peut commencer à couler. Il y a des stickers, des EP, des badges, on a le temps de voir venir les Stick-7, pas de stress..
L'ambiance devient petit à petit électrique, les guitares s'accordent, premiers coups de grosse caisse, ils vont, c'est certain, se faire pardonner leur retard. Premiers riffs de guitare sur un son métallique, le public venu nombreux s'approche de la scène.

Sans prévenir ça part d'un coup, comme une flèche et ça s'arrête, certainement un test, très prometteur celui ci. Ils ont de l'énergie à revendre malgré leur trajet un peu rallongé. Le bassiste se présente, bouge le public, têtes rasées et mèches bleues. On y est, Punk !




La salle est remplie quand ils entament « Tu te caches », un titre réglé comme du papier à musique, expression qui caractérise une jeu musical travaillé, net, et réalisé en parfaite harmonie de groupe.
Un regret ? Oui, et pas des moindres : la télévision est restée allumée et nous abreuve de clips avec des bimbos. L'hypnotisme exercé par la télévision est facilement perceptible, mais les Stick-7 ne s'arrêtent pas là. L'appareil sera finalement éteint.
L'ambiance du concert est très fraternelle, et les Tordus Ninjas sont là. Ces gars sont des experts en bonne ambiance, en danse et en pogo bien sentis. 
Troisième titre, « Lisa », déjà .. Leur set est aussi bon qu'il me paraît court. Au cinquième morceau, Wilfried nous explique : « Cette chanson parle des mecs qui n'en ont rien à foutre de leur meuf et qui veulent baiser d'autres meufs, c'est l'histoire de ma vie. » Le public est là !! On saute, on se pousse, le pogo se fait plus pressant vu l'énergie que déploient les Stick-7 dans leurs morceaux. Il finit par arriver, Tordus Ninjas, Tordus Ninjas, les Tordus Ninjas sont là !!! Hurlements du public et applaudissements accueillent l'arrivée du sixième titre. Les riffs sont plus lourds, et calment l'assemblée, pour un court instant. Arthur, qui organise le concert, est invité à chanter le refrain avec le groupe, et il ne boudera pas son plaisir.
Dernière chanson, le public tape dans ses mains, le chanteur harangue ses ouailles, il se dit dans le public qu'un énième pogo va arriver, ce qui ne manque pas, les Tordus Ninjas sont là !! La fin du set des Stick-7 est sonnée sous les cris et les applaudissements du public en entier.


Vient le tour des Lisa A Peur. Premier titre, la basse commence et les autres suivent ensuite, avec une puissance qui me souffle. La voix du chanteur est parfaitement accordée au son métallique de sa guitare. Leur créativité est plus qu'intéressante, je décide donc d'apprécier au maximum leur musique, et j'en oublie un peu mon crayon. Le troisième morceau est une reprise de Cannibal Corpse. La fraternité qui s'était envolée en fumée lors de l'entracte est de retour. Je reste assez admiratif de l'énergie de ce groupe. Le guitariste chanteur se déchaîne et vient chercher le public sans jamais faire dérailler le morceau. Tout est aussi réglé que le groupe précédent, on sent l'expérience à plein nez. En quatrième position vient « Sans les mains », accompagné de sa sempiternelle danse de groupe anarchique et mouvementée. Punk !!
Avec « Ecriture », la guitare monte en pression. J'entends parler de patronat, serait-ce un coup de gueule, un engagement ? J'en saurai plus après le concert.
Créativité et style sont les deux matrices de ce groupe venu d'Amiens.


Puis Personne vient nous faire secouer les Doc Marten's et les mèches bleues. Du ska ?! Ca change, ça danse et c'est cool. Mais comme toutes les surprises, ça ne durera pas, et ils finissent par faire sortir le punk qui est en eux. Je pense que la batterie va même finir assommée sous les coups de baguette. Arthur, l'organisateur, est de nouveau à l'honneur avec une chanson que le public reprend en choeur : « Arthur Chowcaaaaaaaaaaa !!!! Arthur Chowcaaaaaaaaaaa !!!!» Vient un petit moment de câlins et de bisous amorcé par Ken, le chanteur et les plus énervés se transforment subitement en bisounours. Il demande ensuite à la salle de lever le poing gauche, et de chanter ensemble « C'est nous l'Anarchie », qui ne se fait pas prier pour entonner le slogan poings levés.
Le dernier morceau est « Super Social », et une joyeuse pagaille organisée se met en place dans le public, en rythme s'il vous plaît !!
Là aussi, j'ai été absorbé par leur musique, et l'ambiance que Personne réussit à mettre dans la salle. J'ai été frappé par leur niveau de précision musicale et leur jeu de scène, leur façon de communiquer avec le public.

Les 13 Diesel terminent le concert. Dès le premier morceau on sent qu'ils ont travaillé leur jeu. C'est plus harmonieux, ils jouent plus ensemble. Mel, un des guitaristes du groupe me l'avait expliqué avant que le concert ne commence. Cela n'enlève rien à leur présence. J'attends le moment où leur jeu va se lâcher, ils sont néanmoins partis sur un bon rythme. Le public apprécie et joue le jeu en sautant allègrement à pieds joints. Et vous savez ce qui arrive à chaque fois .. Un pogo. Je ne pouvais pas ne pas le préciser, car chaque groupe y a eu droit. Les gars et la fille de Lisa A Peur, Stick-7, et Personne sont restés pour participer à la fête. Un morceau de ska fait sauter les Doc Marten's et secoue les têtes rassées. Les 13 Diesel se démènent toujours autant pour transmettre leur vigueur au public, en allant le chercher jusqu'au milieu de la salle. Louis le batteur change sa place avec Florian, il prend le micro et sa guitare pour une reprise des Ramones. Ils terminent leur set avec « Manu Chao » des Wampas. Je mets mon carnet et mon crayon dans ma poche, et je rejoins le public pour chanter le refrain moi aussi. Inutile de prendre des notes, la fin de chaque set des 13 Diesel est un moment mémorable. S'en suit donc un joyeux bordel sur scène quand Ken de Personne prend un micro. Les artistes se mélangent et nous honorent d'une belle fête de fin de concert en jouant ensemble quelques reprises dont un morceau de Social Distortion.


PS : Vous allez penser qu'on ressort de chaque concert punk avec des bleus, mais que nenni. Point du tout. Les enceintes perchées en haut de leurs pieds et la table sur laquelle sont exposés les stickers et les E.P. n'ont pas bougé de la soirée alors que tout aurait pu valser au moins mille fois. L'ambiance est fraternelle. Le Punk c'est une grande famille.




Guillaume.






 
 
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Est-ce un hommage à Dali au vu de la couverture, ou est-ce que le temps exerce sur JOHK une fascination, c'est ce que je m'apprête à savoir en écoutant leur album « Si seulement j'avais une montre ».

On sait à quoi on a à faire dès le début.
 L'intro, puis « Comme un cancer », le groupe est engagé. 
A écouter « Si seulement j'avais une montre », l'album n'est pas un hommage à Dali, on ne fait pas de la peinture, monsieur, on fait du punk !!  Le drapeau mérite un bon ravalement de façade, et personne ne mâche ses mots. Si ce matin vous vous êtes demandé pourquoi vous vous leviez, alors dites vous que c'est pour écouter cet album, « Sous pression » fait exploser la soupape de sécurité qu'est la routine, et emporté par la batterie, on lâche tout sur « Le forcené ».

 Les dés sont jetés, le coup de cœur du point de vue lyrique est « Aléa Jacta Est », je l'écris noir sur blanc et je le signe. Inutile de vous faire un dessin, il vous faut cet album. « Astrophysique et humour noir » me fait craindre le pire, l'humour noir est si difficile à manier ...
 Mais rien de tout cela, certainement, moi qui parlait d'hommage, un petit rappel historique non pas à Eratostène, mais à Galilée. Je vous laisse vous documenter sur la question si besoin est. 

Je vais plutôt secouer ma tête jusqu'au torticolis sur le riff de guitare d ' « Échec et maths » comme un fan en furie histoire d'oublier les cours, la pression et le reste aussi. De toute façon, inutile de nous donner des leçons, on ne comprend pas le monde dans lequel on vit, et là haut, dans les sphères du pouvoir, on reste « Entre les dires et les actions ».

Dès que j'aurai mon ticket pour un concert de ce groupe, je le conserverai précieusement. Jamais je ne mettrai « Mon ticket aux enchères », sauf si je devais embarquer pour la misère.

à écouter par là : http://johk.bandcamp.com/


  Chroniqué par Guillaume.

 
 
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Rassemblant des membres de groupes métal comme Skox et eight sins mais aussi de trash punk avec Swine Punch et rajoutant à ce beau mélange un des fondateurs du célèbre lieu du Warmaudio, on ne peut pas dire que ces lyonnais ne donnent pas envie de tendre une oreille vers leur musique. Additionnez ces beaux ingrédients avec une belle pochette signée Peir Lavit et la curiosté débordera de votre assiette .

La première piste "Howlin'ant" commence comme il faut avec une intro guitare/batterie bien punk'n'roll. Le chanteur n'attend pas plus de 9 secondes pour hurler dans le micro transformant le tout en punk/hardcore bien péchu !
On ressent bien les différents styles musicaux,ce qui donne une musique bien énergique offrant à son auditeur les mêmes effets que la célèbre potion magique !

La deuxième chanson " from dusk 'til dawn " ralenti un peu tout en gardant cette colère qui parait de plus en plus sincère au fil des minutes . La première phrase "I need a good distraction" m'a bien fait rire, avec un groupe aussi bon que celui ci, je l'ai trouvé moi, ma distraction !
Je tiens à préciser que le refrain est vraiment original et super bien emmené !

Faisons encore un peu plus de place pour l'univers sombre et la mélancolie  avec le morceau " a sip " qui s'étale directement dans notre esprit avec l'intro de la deuxième guitare.


C'est au tour de "street life", titre choisi pour conclure cet EP.
Les mélodies des guitares sont encore tirées en avant, ainsi que les paroles :  "Life does not joke, i'll be tenant even in hell " / "La vie n'est pas une blague, je serais locataire même en enfer". Les dernières secondes se terminent avec un chant gueulé a cappella, de quoi donner envie d'être enragé, même si tout va bien !

Voilà donc un disque que je recommande à tous les amateurs de punk hardcore, c'est original, vraiment super bien écrit et le tout avec un bel artwork ( des squelettes siamois, c'est pas classe ? )
Groupe à écouter et à suivre absolument !



Le bandcamp pour écouter ( téléchargement à prix libre ) : http://splittheatom.bandcamp.com/
LABEL : DELETE YOUR FAVORITE RECORDS


Publié par arnaud 



 
 
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VENDREDI 8 MARS 2013 :

Vendredi soir, encore crevée du concert de Uncommonmenfrommars de la veille, je me met en route vers « La Californie » pour la release party d'IDIOT TALK, SHORT DAYS, et de DOUCHE FROIDE accompagné de TELECOMMANDE.

Il pleut, on se retrouve hyper trempés le temps de trouver l'endroit, qui contrairement a mon idée, n'est pas un bar. Il faut sonner pour entrer, tout est prix libre que ce soit les entrées ou les boissons, et ça se trouve donc dans une maison.
ça donne une ambiance assez intimiste (mais avec quand même pas mal de monde!), et très très différente des concerts dans les bars.
Le concert commence avec DOUCHE FROIDE, ça se laisse facilement écouter, la chanteuse a une belle voix, et même si j'ai un peu de mal avec les textes en français j'ai plutôt bien accroché.En attendant le groupe suivant, je file vers le merch où bien sûr on retrouve le vinyle d'Idiot Talk, celui de SHORT DAYS mais également une distro assez imposante ramenée par les Lyonnais.


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Pas mal de vinyles, beaucoup de groupes inconnus au bataillon, mais je suis bien contente de trouver un LP de Lemuria. Le temps d'acheter ça, SHORT DAYS ont déjà commencé leur set. 
Je les ai déjà vu pas mal de fois, même à leurs débuts. Pas grand chose à dire, c'est rapide, c'est carré, et ça passe bien, comme d'habitude. Pas beaucoup de temps entre les chansons, pas de petites blagues, les chansons s’enchaînent très très vite. 


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Après ça, c'est TELECOMMANDE qui s'installe, avec en plus du trio guitare/basse/batterie habituel, un synthé. J'ai pas mal entendu parler de ce groupe auparavant, et je suis pas mal pressée d'entendre ce que ça donne. Résultat, je ne suis pas déçue. Musicalement ça envoie, le synthé s'intègre bien dans les chansons et les paroles sont bien écrites (et drôles!). Mention spéciale à GG Allin, que j'ai encore en tête.

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Pour finir, place aux « stars » de la soirée, IDIOT TALK... Je me met devant la « scène », sans trop savoir a quoi m'attendre, je connais ce groupe de nom, mais j'ai jamais trop trop écouté..  Bon j'ai vite bougé de devant la scène car à peine les premières notes jouées c'était déjà le gros carnage. Je me suis calée dans un coin et je me suis pris une énorme claque, comme je ne  m'étais pas prise depuis un bon moment en concert. Le chanteur est hyperactif, le public aussi d'ailleurs, pas mal de fans qui reprennent les chansons dans le micro du chanteur, y'a des confettis qui volent... Bref, un gros n'importe quoi, mais je pense que j'ai assisté à un des meilleurs concerts de 2013 pour le moment.

                                                                    Camille